Vous venez d’investir dans un téléviseur 8K ou un écran gaming ultra-performant ? Félicitations. Mais saviez-vous que le câble qui relie votre console ou votre PC à cet écran n’est peut-être pas capable de transmettre toute l’information ?
C’est le grand secret du HDMI 2.1 : il est souvent obligé de “tricher”.
Le goulot d’étranglement : 48 Gbps
Le standard HDMI 2.1 plafonne à une bande passante de 48 Gbps. C’est énorme comparé aux anciens câbles, mais c’est insuffisant pour de la 8K à 120Hz (120 images par seconde) avec des couleurs profondes (HDR, 10-bit). Une image 8K brute demande beaucoup plus de débit que cela.
La triche : Le DSC (Display Stream Compression)
Pour faire passer cette image énorme dans le “petit” tuyau du HDMI 2.1, l’industrie utilise une technologie appelée DSC.
En résumé : l’image est compressée au départ et décompressée à l’arrivée. Même si cette compression est dite “sans perte visuelle”, les puristes savent que le signal n’est plus pur. On ajoute de la latence et du traitement numérique.

Comparaison Là où le HDMI s’étrangle et compresse, le GPMI laisse passer tout le signal.
La solution : Un câble sans compromis
C’est pour répondre à ce problème physique qu’un nouveau standard a été créé : le GPMI. Contrairement au HDMI, le GPMI Type-B offre une bande passante de 192 Gbps. C’est quatre fois la capacité du HDMI 2.1 !
Résultat ? Il peut transporter une image 8K à 120Hz (et même au-delà) de manière totalement native, sans aucune compression.
C’est le Saint Graal pour les amateurs de Home Cinéma et de simulation VR.
Pour l’instant, le HDMI 2.1 reste le standard de nos salons. Mais si vous visez la perfection absolue de l’image dans les années à venir, sachez que le règne du HDMI touche peut-être à sa fin.

